Max Cilla

Né en Martinique, Max Cilla, est attiré très tôt par "la toutoun’bambou" dont jouent les anciens de son entourage et qui sous son égide, deviendra « la Flûte des Mornes ». Adolescent il fait partie d’un petit orchestre dans son village de Ducos. Lui et ses amis sont fascinés par la musique cubaine. À la flûte à bec, Max essaye d’imiter les grands flûtistes cubains… dont il ne comprendra le jeu que bien des années plus tard. A cette époque il ne se destine pas à la musique. Il rêve et vit sans encore le savoir les prémisses d’une vocation.

A 19 ans il quitte son île natale pour venir en France recevoir une Formation Professionnelle  pour Adultes en mécanique de précision. Cette connaissance technique va précisément, lui servir à la restauration de la flûte traversière en bois d’ébène à 5 clefs, (celle dont jouent les cubains) puis à la fabrication de la flûte en bambou.  Un soir de décembre 1967 alors qu'il marche avec sa flûte rue de la Huchette, dans le quartier Saint- Michel à Paris, il fait une étrange rencontre, celle d’un homme noir revêtu d’un grand manteau  et  portant  un  étui  de  saxophone.  L’homme  vient  à  sa  rencontre,  en   interpellant  « Brother! » et l’invite à venir jouer avec lui. Max le suit jusqu’au Club de Jazz "le Chat qui pêche", et ce soir là, sans savoir qui il a suivi, il participe au concert du célèbre musicien Archie Shepp… C'est le début d'une grande  carrière musicale.


Max Cilla sur France Ô ici 


Max Mona rend hommage à Max Cilla au Baiser Salé Jazz Club ici





Rencontre de Max Cilla sur Nova, à l'occasion de son concert au Baiser Salé en mars 2019



En 1970 de retour Martinique, il rencontre Eugène Mona la plus grande figure populaire de la scène musicale martiniquaise à qui il transmet une connaissance approfondie de la flûte durant 2 ans environ. Mona en a souvent témoigné, comme dans cet extrait de son interview par le magazine « Actuel » en 1981 : « Rencontre décisive avec Max Cilla….. Max est un des principaux artisans du renouveau de la flûte en bambou martiniquaise :  un Maître ».


Il fait de longs séjours à New York où il participe à de nombreux concerts des maîtres de la musique cubaine (Machito, Tito Puente,  Orquesta Broadway). Il représente la Martinique au "Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants" à  la Havane. À Fort-de-France sur la proposition du Député-Maire Aimé Césaire, il crée un atelier où  il  enseigne  la pratique et la fabrication de la Flûte des Mornes.Toute sa créativité contribue à le faire reconnaître par les critiques d’art, la presse du pays et l’opinion publique comme le précurseur de la flûte traditionnelle martiniquaise et le nommer  « Le Père de la Flûte des Mornes ».

Dans les années 80/90 il compose de nombreuses pièces musicales et crée son propre orchestre "La Flûte des Mornes". Il enregistre son premier album "La Flûte des Mornes" volume 1

Il voyage beaucoup, se produit dans les Antilles, en France et dans le monde (Puerto Rico, Canada, Colombie: à Carthagène où il participe au "Festival de Musique de la Caraïbe"...) reçoit une formation intensive en ethnomusicologie à l'université Vincent d'Indy à Montréal.  Il enregistre son deuxième album "La Flûte des Mornes" volume 2En 1996 il est programmé par la Cité de la Musique à Paris avec Dédé Saint-Prix et Roland Brival dans le cadre du concert "Nuit Caraïbe" en hommage à Eugène Mona. Il crée la musique pour la pièce "Monsieur Zobel" de Julius Amédée Laou en hommage à l'écrivain Joseph Zobel. Sa musique croise la musique celtique, en 1997 il est programmé au "Festival de Cornouailles" à Quimper. Il joue dans le groupe "Alma Criolla" d'Alfredo Rodriguez, pianiste cubain, à la Grande Halle de la Villette à Paris.




En 2013-2014 Max Cilla inaugure le concept "Rencontres Afrique-Antilles" par trois grands Concerts-Spectacles à Paris. Ce concept  résulte des nombreuses activités artistiques de Max Cilla au sein de cette France multiculturelle qu'il connait bien, activités qui lui ont permis de rencontrer des artistes et des personnalités issus de différents pays, de l'Afrique, de l'Inde, du Moyen-Orient et des Amériques. Le 26 juin 2013 Aimé Césaire aurait eu 100 ans... Aimé Césaire chantre de la négritude, ardent défenseur de l’histoire et de la présence du peuple noir dans le monde… A travers ces Concerts- Spectacles,  Max Cilla  a souhaité lui faire un clin d’œil et partager avec le public la joie de ce retour aux sources. Pour cela il a invité   ses amis  musiciens et  poètes-griots de grands talents à venir, dire, jouer, danser, chanter : c’est à dire Vivre la « Rencontre Afrique-Antilles » en direct!


Interview de Max Cilla par ici


Max Cilla est un artiste historique du Baiser Salé Jazz Club. On ne compte plus les fois où il a enchanté un public conquis par sa technique et par l'Histoire racontée par sa flûte.


"À une époque où nous sommes souvent manipulés à des fins commerciales, j'aimerai que ma musique permette à tous ceux qui l'écoutent de retrouver l'authenticité de l'être, de redécouvrir la richesse qui est en eux." Max Cilla


Site web par ici

 

Au Baiser Salé :

Le Jeudi 22 Octobre /// 19h00